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Le Prieuré

Le prieuré du Louroux, également connu sous le nom de château du Louroux, est fondé au cours du XIe siècle par l'abbaye de Marmoutier. Le monastère bénédictin fait alors partie des neuf prieurés possédés par l'abbatiat tourangeau et implantés dans le diocèse de Tours.

Un peu d’histoire…

Les bâtiments, construits entre le XIIe et le XXe siècle, sont entourés d’un enclos et d’une enceinte fortifiée d’époque féodale disposant d’un pont-levis et d’un pont dormant. D’époques romane, gothique, Renaissance et enfin classique, l’ensemble comprend plusieurs bâtiments, notamment le logis du prieur, deux granges, une fuye, ainsi qu’une église placée sous le vocable de Saint Sulpice. Le prieuré comportait également un bâtiment de style roman, probablement une « Grande Salle », un édifice construit au Moyen Âge et dont il ne subsiste plus que des vestiges.

Vers le milieu du XVIe siècle, avec le début du régime commendataire au sein de l’abbaye de Marmoutier, le prieuré est transformé en établissement agricole, puis passe sous l’administration de l’archevêché de Tours au milieu du XVIIIe siècle. Loué à des exploitants agricoles, l’ancien prieuré et son domaine sont ensuite vendus comme biens nationaux en 1791.

 

L’église bénéficie d’une inscription en 1973. La fuye, mais également les façades et les toitures des bâtiments agricoles d’époque féodale font l’objet, quant à eux, d’une inscription sur l’inventaire général en 1975.

Le prieuré du Louroux, qui a fait l’objet de multiples campagnes de travaux initiés par des abbés de Marmoutier, a été restauré dans les années 2000.

Le Pigeonnier Aussi appelé « LA FUYE »

Positionné juste au dessus du prieuré, il a déjà été rénové dans le respect des traditions et en respectant l’aspect d’origine qui est propre à la région.
Cette appellation, en Touraine, désigne indifféremment le pigeonnier annexé à la ferme ou séparé de celle-ci.
C’est un bâtiment circulaire d’environ 8 mètres de diamètre avec des murs d’un mètre d’épaisseur en moëllons enduits.
L’intérieur est resté tel quel. Il y a l’arbre tournant ainsi que l’échelle pour accéder aux trous de boulin en pierre de taille qui sont disposés sur 5 travées de bas en haut avec sous les dernières rangées un triple rang de poteries à orifice circulaire (assez rare).

La tradition veut que chaque boulin* représente un acre** de terre, la grandeur de la Fuye était donc proportionnelle à la grandeur du domaine.

 

* Boulin : Niche dans laquelle vit le pigeon
** Acre de terre : un acre correspond à 34.18 ares soit 3418 m2

La Grange Dîmière du XVe siècle

 

Les structures constituant la grange dîmière présentent une cohérence architecturale. Peu remanié, le bâtiment relève d’un même type architectural, le style gothique. L’édifice a été construit en une seule fois et à un rythme soutenu par de nombreux maçons et charpentiers106. Le plan au sol de la grange affecte la forme d’un quadrilatère irrégulier : seuls les coins nord-ouest et nord-est sont à angle droit.

 

La couverture est constituée de deux versants à pente raide. Elle est soutenue par une charpente en forme de carène52. Cet assemblage de pièces de bois est constitué de 43 fermes et d’une panne faîtière mesurant plus de 10 m de long. Le bâtiment comporte, en plus du rez-de-chaussée, trois étages surmontés d’un grenier. Le grenier s’étend sur la totalité de la longueur de l’édifice et ne comporte pas de cloisons. Le troisième niveau est pourvu d’un parquet constitué de lattes bouvetées et maintenues par des chevilles en bois, affermies de clous forgés. Le troisième étage, contemporain de la charpente, s’inscrit entre les « chevrons-formant-fermes » (également appelés « fermes triangulées »)

Dès les premiers temps de son utilisation, la « grange » est destinée à un usage domestique. Peu de baies ont été percées sur la façade est, orientée vers la cour. En outre, aucun vestige d’éléments de cheminée n’a été mis en évidence au sein de l’édifice64,120. Cependant, le troisième étage de l’édifice abritait probablement le dortoir monastique.

Le rez-de-chaussée et le premier étage sont percés de fenêtres à meneaux, tandis que quatre lucarnes — deux à l’ouest et deux à l’est —, coiffées de frontons en triangle et dépourvues de moulures, s’ouvrent sur le haut des façades. Les deux lucarnes orientées vers l’est ne sont plus couronnées de leur gable. Cependant, leurs linteaux sont ornés d’une accolade.

Contact & horaires

La mairie du Louroux est ouverte au public :

Lundi, Mercredi et samedi de 9h00 à 12h30

Mardi, Jeudi et Vendredi de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00

Le Petit Studio